Bukavu : Chez Kibonge, nœud d’asphyxie au cœur de la ville

Au croisement tourbillonnant des communes de Kadutu, Ibanda et Bagira, le carrefour dit chez Kibonge, est devenu le théâtre quotidien d’un désordre routier inquiétant. Ce point stratégique, passage obligé vers le grand marché de la ville, marhé de Kadutu, se transforme chaque jour un peu plus en un entonnoir étouffant où la circulation se fige, où la sécurité vacille et où l’autorité semble absente.
Camions de marchandises, bus de transport en commun, taxis, motos et piétons s’y disputent quelques mètres d’asphalte dans un enchevêtrement anarchique. Les klaxons hurlent, les moteurs chauffent, les passants se faufilent entre les pare-chocs, au péril de leur vie. Les embouteillages, désormais chroniques, paralysent non seulement la mobilité urbaine mais compromettent également l’accès aux services essentiels.
Face à cette situation jugée critique, le sous-noyau de la société civile du quartier Cahi tire la sonnette d’alarme. Dans une interview accordée à Média Vert ce lundi 2 mars 2026, son président, Shukuru LWEKYA, dénonce une dérive qui met en danger toute la population riveraine et les usagers de cet axe vital.
« Nous lançons un cri d’alarme aux autorités sur ce qui se passe actuellement sur le tronçon routier menant vers le grand marché passant par chez Kibonge, où les embouteillages ont élu demeure à cause des mauvais stationnements et des parkings illégaux. Kibonge est un endroit stratégique, le point de jonction des communes d’Ibanda, Kadutu et Bagira. Les personnes à pied manquent où passer ce qui nous désolé profondément ».
Selon lui, l’occupation anarchique de la chaussée par des véhicules en stationnement irrégulier et la prolifération de parkings improvisés aggravent la congestion. Les trottoirs, lorsqu’ils existent encore, sont envahis par des activités commerciales informelles, contraignant les piétons à marcher sur la route, exposés aux accidents.
Mais au-delà des désagréments quotidiens, c’est la question sécuritaire qui inquiète davantage. L’impossibilité pour les ambulances, les camions anti-incendie ou les véhicules d’intervention policière de se frayer un passage dans cet embouteillage permanent constitue un risque majeur en cas d’urgence. Cette paralysie favorise également, selon la société civile, une recrudescence des vols et actes d’insécurité, les malfrats profitant de la confusion et de l’immobilité forcée des usagers.
Shukuru LWEKYA appelle ainsi à une réaction immédiate des autorités tant communales qu’urbaines.
« Nous demandons aux autorités compétentes, une intervention rapide et urgente afin de rétablir l’ordre et protéger en même temps les citoyens victimes des vols à cet endroit ».
Alvin BUZAKI



